GISTI (28/12/11) : Étudiant·e·s, tri sélectif

Publié le par SLU-lu Orléans

La France « doit accueillir des étrangers auxquels [elle] peut donner un travail, qui ont besoin de se former en France ou qui répondent à ses besoins économiques ». C’est ainsi que dans une lettre de mission de 2007 adressée à son ministre de l’immigration, Nicolas Sarkozy rappelait l’un de ses thèmes favoris de campagne : celui de l’« immigration choisie ».

Quatre ans après ces injonctions, on assiste à un revirement de la politique gouvernementale en matière d’immigration, en particulier à l’égard des étudiantes et étudiants étrangers. Les privilégiés d’antan font aujourd’hui l’expérience amère du double discours sarkozyste. L’année 2011 sera celle de la rupture, mais pas celle initialement annoncée : même diplômé, il ne fait pas bon être étranger.

Augmentation soudaine et radicale du plancher des ressources requis pour venir étudier en France [1], délivrance de visas au compte-gouttes, circulaires réclamant un durcissement des pratiques préfectorales pour l’octroi du changement de statut (passage des études à l’emploi) : la population étudiante, jusque-là relativement épargnée subit de plein fouet les nouvelles orientations. Lire la suite ICI

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